Le marché du carbone constitue un instrument financier et réglementaire majeur de la diplomatie climatique, conçu pour internaliser le coût environnemental des émissions de gaz à effet de serre en attribuant un prix à la tonne de $CO_2$.
Qu’il s’agisse de systèmes d’échange de quotas d’émission (SEQE) de type « plafonnement et échange » ou de marchés de compensation basés sur des crédits, ces mécanismes visent à optimiser le coût de l’atténuation en orientant les capitaux vers les technologies les plus sobres en carbone. Sous l’égide de l’Article 6 de l’Accord de Paris, le marché mondial s’organise désormais pour faciliter les transferts internationaux de résultats d’atténuation (ITMO), exigeant des États la mise en place de systèmes de Mesure, Rapportage et Vérification (MRV) d’une rigueur absolue pour garantir l’intégrité environnementale et éviter le double comptage.
Pour nous, l’enjeu est de transformer les réductions d’émissions en actifs financiers tangibles, permettant ainsi de financer la transition énergétique et de renforcer l’ambition des Contributions Déterminées au niveau National (CDN) tout en stimulant l’innovation technologique.